Les Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer se situent au cœur du delta du Rhône, au milieu des grands espaces sauvages de la Camargue. Ce village emblématique, terre d’accueil, de traditions et de pèlerinages séculaires, semble posé entre ciel et mer, à l’endroit précis où le Rhône vient embrasser la Méditerranée.
Lieu de rencontre entre l’eau, le vent et la lumière, les Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer offrent une atmosphère unique : un mélange de spiritualité, de culture camarguaise et de paysages infinis qui marquent durablement ceux qui s’y arrêtent.
Des voyageurs débarquent aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 42 après Jésus-Christ:
En 42 de notre ère, selon la tradition, Lazare, Marthe et Marie-Madeleine, accompagnés de Marie Jacobé, Marie Salomé, et Sara, la servante égyptienne échouent en Camargue en provenance de Palestine. Un autre disciple du Christ, Maximin, ainsi que l’aveugle Sidoine sont du voyage, au total 8 personnes. La Gaule, en ce milieu du Ier siècle, est barbare, et adore les dieux celtes.
Cette arrivée va changer l’histoire de France puisque la Provence va être un des premier pays évangélisé.

L’église fortifiée des Saintes-Maries-de-la-Mer:
Elle fut construite comme une forteresse au XIème et XIIème siècle, elle devait de résister aux assauts d’attaquants venus de la mer, les pirates sarrasins.


Sépultures des saintes Maries:
En 1448, sous le règne du roi René d’Anjou, des travaux mirent au jour plusieurs éléments remarquables dans l’ancienne chapelle. On découvrit d’abord un puits ainsi qu’une source d’eau douce, témoignant d’une occupation ancienne du site. Puis apparut un objet singulier : une tête d’homme cerclée d’une lame de plomb, probablement un ex‑voto ou un élément funéraire.
Dans le chœur, les fouilles révélèrent une petite grotte creusée dans le substrat. Entre cette cavité et le mur de la chapelle du XIIᵉ siècle, les ouvriers dégagèrent un mur transversal qui barrait entièrement le chœur. Ce mur comportait une étroite ouverture, donnant accès à un oratoire dissimulé. À l’intérieur, se trouvait une colonne soutenant une table de marbre, formant un petit autel liturgique.
On découvrit là deux corps allongés « dégageant une odeur suave ». Les ossements furent placés dans la chapelle haute.

La Camargue, un territoire sauvage!
La Camargue est un territoire sauvage d’une beauté saisissante, où la nature règne encore en maître. On y découvre les emblématiques chevaux camarguais et les taureaux noirs élevés en manades, les immenses colonies de flamants roses, ainsi que les vastes rizières qui témoignent de la culture du riz, activité traditionnelle de la région. Les plages immenses, souvent préservées et presque désertes, offrent une sensation de liberté totale — un véritable dépaysement garanti.
Ce paysage unique peut se parcourir de multiples façons :
- à cheval, pour s’immerger dans l’esprit des gardians ;
- en bateau, en longeant les étangs et le delta du Rhône ;
- à vélo, pour profiter des grands espaces en toute tranquillité.
La Camargue, c’est une rencontre entre l’eau, la terre et le vent — un monde à part, authentique et inoubliable.
Des animaux que l’on ne trouve pas ailleurs:
Les chevaux de Camargue sont l’une des images les plus emblématiques du delta du Rhône. Nés dans les marais et les étangs, ils sont réputés pour leur robustesse, leur agilité et leur tempérament calme, qualités qui en font les compagnons privilégiés des gardians. Leur robe blanche, qui apparaît après une jeunesse grisâtre, se fond parfaitement dans les paysages lumineux de la région. Libres, fiers et profondément liés à leur territoire, les chevaux camarguais incarnent l’âme sauvage et indomptable de la Camargue.
La faune de Camargue est l’une des plus riches et des plus emblématiques d’Europe, façonnée par l’alternance des marais, des lagunes et des étangs. On y observe les célèbres flamants roses, dont les colonies colorent les étangs au lever du soleil, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui font du delta un véritable sanctuaire ornithologique. Les marais abritent aussi des taureaux camarguais, des ragondins, des renards, et une multitude d’insectes et d’amphibiens adaptés à cet environnement humide. Entre eau douce et eau salée, la Camargue offre un écosystème unique où chaque espèce joue un rôle essentiel dans l’équilibre de ce territoire sauvage.
Les traces de la présence chrétienne antique en Provence sont très nombreuses.
Elles se rapportent aux vies de Marie-Madeleine, sainte patronne de la Provence, de sa sœur Marthe et de son frère Lazare, le « ressuscité », qui est depuis toujours considéré comme le premier évêque de Marseille, ainsi que de leurs compagnons : Maximin, Marie-Salomé, Marie-Jacobé, Sarah, Marcelle… Ils furent tous des contemporains du Christ.
Arrivés par bateau selon la tradition antique aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les signes de leur passage en Provence sont nombreux, cohérents et de nature variée en beaucoup de lieux comme à Marseille et aux Aygalades (Marie-Madeleine, Lazare), à Tarascon (Marthe), à Aix-en-Provence (Maximin, réputé premier évêque, et Sidoine, réputé second évêque), à la Sainte-Baume (Marie-Madeleine), à Pignans (Nymphe, sœur de Maximin), à Apt (sainte Anne), à Saint-Maximin (Marie-Madeleine, Maximin) où la Basilique Sainte Marie-Madeleine est considérée comme le troisième tombeau de la Chrétienté après le Saint-Sépulcre de Jérusalem et ceux des Apôtres Pierre et Paul à Rome.
L’étude récente du sarcophage et la datation des reliques très exceptionnelles de Marie-Madeleine sont comme une confirmation des traditions orales et des écrits à ces sujets, en cohérence avec toutes les autres reliques, les traditions et la toponymie. Aucune autre région du monde ne revendique d’ailleurs ces saints importants.


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