Le Plateau de Cavillore, balcon de la Côte d’Azur au dessus de Gourdon
Le village de Gourdon est perché sur un pic vertigineux de 760 m et surplombe la vallée du Loup. Cet emplacement lui a valu le surnom de « Nid d’Aigle ». Ce charmant village est dominé par un plateau à un peu plus de 1000 mètre d’altitude environ. C’est le plateau de Cavillore!
Ce plateau est un lieu de balade superbe:
- Il permet une vue sur toute la Côte d’Azur, de l’Estérel à l’aéroport de Nice
- Il surplombe les Gorges du Loup
- Au nord on voit le massif du Cheiron (sommet des pré-Alpes d’Azur à 1778m)
- Une voie romaine toute droite le traverse de nord au sud
- Sur les falaises de Calern se situe une ancienne forteresse troglodyte (vertige s’abstenir – 800 m d’à pic)
- On découvre des gouffres comme le trou du Mouton au bord des falaises de Calern (attention en cas de visibilité restreinte)
- On trouve de nombreux vestiges de murs et de bâtiments en pierres sèches construits par les éleveurs et paysans au cours de âges dont les fameuses bories
- Des oppidum celto-ligures bordent les plateaux
- Le plateau de Cavillore communique par l’ouest avec le plateau de Calern
Gourdon


Perché à plus de sept cents mètres d’altitude, Gourdon domine la vallée du Loup comme un véritable nid d’aigle. Ce village médiéval, classé parmi les plus beaux de France, se distingue par son implantation spectaculaire sur un éperon rocheux qui offre un panorama exceptionnel sur l’arrière‑pays grassois et, au loin, la Méditerranée.
Le cœur du village s’organise autour de ruelles pavées bordées de maisons en pierre claire, soigneusement restaurées. Le château, remanié à la Renaissance, en constitue le point focal et rappelle l’importance stratégique du site au fil des siècles. Autour de lui, l’architecture traditionnelle provençale confère à Gourdon une atmosphère à la fois authentique et intemporelle.
L’environnement naturel qui entoure le village est tout aussi remarquable. Aux portes des Préalpes d’Azur, Gourdon est ceinturé de plateaux calcaires, de garrigues parfumées et de sentiers qui mènent vers des paysages sauvages, notamment le plateau de Cavillore ou les gorges du Loup. Cette proximité avec une nature préservée en fait un lieu privilégié pour les randonneurs et les amoureux de botanique.
Gourdon séduit enfin par son artisanat vivant : ateliers de verre soufflé, parfumeries artisanales, créations locales qui perpétuent un savoir‑faire ancien. Le village conjugue ainsi patrimoine, nature et traditions, offrant une expérience à la fois culturelle et contemplative.
Le plateau de Cavillore, un balcon sur la Côte d’Azur


Les vestiges du pastoralisme sur le plateau de Cavillore


Sur le plateau de Cavillore, les traces du pastoralisme ancien demeurent partout, discrètes mais éloquentes. Les murets de pierres sèches, patiemment assemblés pour délimiter les parcelles ou guider les troupeaux, dessinent encore la trame d’un paysage façonné par des générations de bergers. On distingue également les jas, petites bergeries de pierre où l’on abritait les bêtes lors des intempéries, ainsi que des aires de battage et des enclos circulaires dont la fonction agricole s’est perdue avec le temps.
Ces vestiges racontent une vie rude mais organisée, rythmée par la transhumance et l’exploitation des vastes pâturages calcaires. Aujourd’hui, ils confèrent au plateau une atmosphère singulière, où la nature et la mémoire humaine se mêlent dans un décor ouvert, lumineux et profondément marqué par l’histoire rurale des Préalpes d’Azur.
Différence entre un jas et une borie
Le jas
Un jas est une bergerie. C’est une construction généralement allongée, parfois semi‑enterrée, destinée à abriter les troupeaux (surtout les moutons) pendant la nuit, l’hiver ou les intempéries. Caractéristiques essentielles :
- bâtiment plus vaste qu’une borie
- souvent doté d’un toit en lauses ou d’une charpente
- présence possible d’un enclos attenant
- usage pastoral clairement identifié
Le jas est donc un lieu fonctionnel, pensé pour accueillir plusieurs dizaines d’animaux.
La borie
Une borie (ou cabane en pierre sèche) est une petite construction voûtée, bâtie sans mortier, en pierres plates soigneusement empilées. Elle servait principalement :
- d’abri temporaire pour le berger
- de remise pour les outils
- de refuge contre le vent ou l’orage
- parfois de petit abri pour quelques bêtes, mais jamais pour un troupeau entier
Les gorges du Loup



Les gorges du Loup forment l’un des paysages les plus spectaculaires de l’arrière‑pays grassois. Creusées par la rivière Loup au fil des millénaires, elles dessinent un couloir profond et étroit, dominé par des falaises calcaires abruptes où s’accrochent pins, buis et plantes rupicoles. L’eau y circule en cascades, vasques et rapides, donnant naissance à des sites emblématiques comme les Cascades de Courmes, le Saut du Loup ou les petits canyons turquoise qui ponctuent le cours de la rivière.
Le contraste entre la fraîcheur de la gorge et la lumière éclatante des plateaux environnants crée une atmosphère saisissante. On y perçoit encore les traces d’anciens moulins, de canaux et de chemins muletiers, témoins d’une activité humaine autrefois intense autour de l’eau.
Aujourd’hui, les gorges du Loup attirent randonneurs, amateurs de canyoning et visiteurs en quête de nature sauvage. Leur beauté tient autant à la puissance du relief qu’à la diversité de la végétation et des ambiances, faisant de ce site un véritable joyau naturel des Préalpes d’Azur.
Un « spot » pour le parapente

Cavillore sous la neige

Une flore importante


Perché entre falaises et garrigues, le plateau de Cavillore offre une flore d’une richesse étonnante, façonnée par le calcaire, le vent et la lumière intense des Préalpes d’Azur. Sur ces étendues ouvertes, la végétation mêle plantes méditerranéennes et espèces montagnardes, créant un paysage végétal unique.
On y rencontre les lavandes sauvages, les thymus et les sarriettes, qui embaument l’air dès les premiers jours chauds. Les genévriers, les buis et les chênes kermès s’accrochent aux pentes pierreuses, tandis que les orpins, hélianthèmes et cistes colorent les dalles calcaires au printemps. Dans les zones plus fraîches, les orchidées sauvages – ophrys, orchis, sérapias – apparaissent discrètement, témoignant de la grande diversité écologique du plateau.
Cette flore, à la fois résiliente et délicate, compose un décor naturel d’une grande beauté, où chaque saison révèle de nouvelles nuances.

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