Le Mont Mézenc
Le Mont Mézenc est un imposant dôme de phonolite, formé il y a environ 7 millions d’années au cours des dernières phases de l’activité volcanique du Massif du Mézenc. Ce relief singulier domine un ensemble de plateaux basaltiques issus de coulées contemporaines, ainsi qu’une constellation de dômes phonolitiques ou trachytiques, les célèbres sucs, qui ponctuent le paysage du Mézenc‑Gerbier. L’édifice s’est mis en place par montées successives de magma, profitant de fractures du socle cristallin. Ces injections se sont faites par paliers, alimentant de petites chambres magmatiques qui ont gonflé progressivement la structure sans jamais provoquer d’explosions majeures. L’absence totale de pyroclastites — cendres, ponces, projections — atteste en effet qu’il n’y a pas eu de vidange brutale de grandes chambres magmatiques, donc aucune éruption cataclysmique comparable à celles des volcans explosifs. Le Mézenc relève ainsi d’un volcanisme effusif et intrusif, lent, presque silencieux, où le magma visqueux s’est solidifié en profondeur ou juste sous la surface, donnant naissance à ce dôme massif et aux reliefs voisins.
Le massif du Mézenc est un massif montagneux situé dans le Massif Central aux limites des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire, constituant une région naturelle française. Son point culminant est le mont Mézenc, dont les deux sommets, Sud et Nord, sont respectivement les plus hauts d’Ardèche à 1 753 mètres et de Haute-Loire à 1 744 mètres d’altitude.
Le massif du Mézenc séparait deux peuples celtes : les Vellaves et les Helviens. Cette situation est sans doute à l’origine de son nom qui est un dérivé du mot pré-latin mège, comme d’autres frontières primitives telles que Mèje, Mèjane, Montmège, Montméa, Medze, Mezenc, etc.
L’hiver y est très rude en raison du vent qui abaisse la température. Les étés sont quant à eux courts et frais. Le vent fort et particulièrement froid (blizzard local), qui soulève la neige et peut contribuer à créer des congères importantes en hiver, s’appelle la burle.
Le plateau entourant alentour oscille entre 1100 et 1200 mètres d’altitude. Le Mezenc se trouve à 40 km au sud est du Puy en Velay et 90 km par la route à l’ouest de Valence.







Village de chaumières de Bigorre au pied du Mézenc
Bigorre est un petit hameau de Haute‑Loire situé sur la commune de Saint‑Front, au cœur des hauts plateaux du Mézenc. Ce village se distingue par son caractère exceptionnel : c’est l’un des derniers ensembles d’habitats traditionnels où subsistent encore des chaumières authentiques, bâties en pierres volcaniques et couvertes de chaumes ou de lauzes, selon les usages anciens du plateau. Ces maisons, massives et sobres, témoignent d’un mode de vie rural adapté à un environnement rude et ouvert.
L’architecture de Bigorre est profondément liée aux conditions climatiques de ces hautes terres. Les toits très pentus, caractéristiques de la région, ont été conçus pour résister aux hivers longs et rigoureux, marqués par la neige lourde et surtout par le vent violent qui balaie sans relâche ces paysages d’altitude. Sur ce plateau aux allures de steppe, où l’horizon semble immense et dépouillé, les maisons s’enracinent dans le sol comme pour mieux affronter les éléments.




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