Nice, la Promenade des Anglais

Coucher de soleil sur Promenade des Anglais - Nice

Histoire de la Promenade des Anglais

Au début du XIXe siècle ce grand boulevard du bord de mer, « la Prom » comme on dit aujourd’hui, n’est un modeste sentier en terre et en plus pierreux. Il est alors large de 2 mètres, c’est le « chemin des Anglais », reliant la rive droite du Paillon au faubourg de la Croix de Marbre. Il est construit par la communauté britannique hivernante. La libre disposition du littoral est accordée à la municipalité par les patentes du 5 mai 1835 signées par le roi Charles-Albert de Sardaigne.

L'aéroport de Nice depuis la promenade des Anglais au soleil couchant
L’aéroport de Nice depuis la promenade des Anglais au soleil couchant

En 1854-1856, peu avant le rattachement du Conté de Nice à la France,  la voie prend le nom de promenade des Anglais et est prolongée jusqu’à Magnan. D’importants travaux sont ensuite effectués, elle est élargie de onze mètres pour y créer une allée à double rangée d’arbres. La promenade est prolongée jusqu’à Sainte-Hélène en 1878, Carras en 1882, et enfin jusqu’au Var, en 1903.

Le Négresco sur Promenade des Anglais - Nice
Le Négresco sur Promenade des Anglais – Nice

Aujourd’hui c’est un large boulevard en front de mer, bordant la Baie des Anges et ses plages de galets. D’important travaux ont été réalisé pour séparer la partie piétonne des voies de circulations suite à l’attentat de 2016 où un terroriste islamiste a écrasé la foule réunie pour le feu d’artifice du 14 juillet.

 

Galets de la Promenade des Anglais - Nice
Galets de la Promenade des Anglais – Nice

Nice, métropole de la Côte d’Azur

Nice (Nissa en nissart ; Nizza en italien) est la plus grande ville de la Côte d’Azur. La commune de Nice compte 350 000 habitants, sa métropole en compte 500 000 habitants. C’est la préfecture des Alpes-Maritimes.

Le nom de Nice a des origines grecques à l’instar de Marseille ou Antibes. En grec, Nikaia  veut dire « qui donne la victoire ». Nice faisait autrefois partie du Comté de Provence, avant de choisir la protection du Comté de Savoie à la suite de la guerre civile provençale de l’Union d’Aix gagnée par les pro-angevins (Marseille, Arles, Antibes, etc.) face aux pro-carlistes (Aix, Toulon, Nice, etc.). Son territoire et les autres vigueries sont renommées Terres Neuves de Provence par la Savoie en 1388 (Acte de Dédition) pour devenir en 1526 la capitale du Comté de Nice. En 1713, la Savoie obtient, par héritage, la Sicile qu’elle échange ensuite en 1720 avec la Sardaigne donnant naissance au Royaume de Piémont-Sardaigne. Ce nouvel ensemble, installé des deux côtés des Alpes, forme ainsi l’un des États italiens pré-unitaires, dont la capitale est fixée à Turin. Nice ne devient définitivement française qu’en 1860, un an avant la réalisation de l’unité italienne.

Promenade des Anglais - Nice
Promenade des Anglais – Nice

La cathédrale Sainte‑Réparate de Nice

La cathédrale Sainte‑Réparate de Nice est le grand sanctuaire baroque du Vieux‑Nice, cœur religieux de la ville depuis plus de quatre siècles. Son histoire commence au Moyen Âge, mais l’édifice que l’on voit aujourd’hui, avec son dôme vernissé et sa façade théâtrale, date du XVIIᵉ siècle.

Cathédrale Sainte Réparate - Nice
Cathédrale Sainte Réparate – Nice
Cathédrale Sainte Réparate - Nice
Cathédrale Sainte Réparate – Nice
Cathédrale Sainte Réparate - Nice
Cathédrale Sainte Réparate – Nice

Identité et origine

La cathédrale est dédiée à Sainte Réparate, jeune martyre palestinienne du IIIᵉ siècle, dont les reliques sont rapportées à Nice en 1078 par Raimbald Rostagni . Une première église est alors fondée au pied du château, dépendant de l’abbaye de Saint‑Pons, et devient paroisse en 1246 .

Au XVIᵉ siècle, l’ancienne cathédrale Sainte‑Marie, située sur la colline du Château, se retrouve isolée par les fortifications savoyardes. En 1590, l’église Sainte‑Réparate de la ville basse est officiellement désignée comme nouvelle cathédrale .

Construction de la cathédrale baroque (1650–1699)

Face à la croissance de Nice, l’évêque Didier Palletis lance en 1649 un vaste chantier confié à l’architecte niçois Jean‑André Guiberto, bientôt rejoint par Marc‑Antoine Grigho .

Les travaux débutent en 1650, connaissent un effondrement de voûte en 1658, mais se poursuivent jusqu’à la consécration solennelle de 1699 par l’évêque Henri Provana de Leyni .

L’édifice adopte un plan en croix latine, un dôme baroque inspiré de Santa Maria Maggiore de Rome, et une décoration intérieure riche en marbres polychromes et retables baroques .

Architecture et éléments remarquables

  • Façade baroque (1825–1830) : tripartite, ornée de statues, elle donne à la place Rossetti son caractère théâtral .
  • Dôme vernissé : mosaïque de tuiles colorées, emblème visuel du Vieux‑Nice.
  • Clocher (1731–1757) : tour carrée élancée, sentinelle de la vieille ville .
  • Intérieur : dix chapelles baroques, dont celle de Sainte Réparate avec les reliques authentifiées en 1689 .
  • Maître‑autel : retable illustrant le martyre de la sainte.
  • Orgues : trois instruments utilisés lors des grandes célébrations.

En résumé:

La cathédrale Sainte‑Réparate est un symbole de l’identité niçoise :

  • elle incarne le baroque savoyard, reflet de l’histoire italienne de Nice avant 1860 ;
  • elle est le centre du culte de la sainte patronne, célébrée chaque année ;
  • elle domine la place Rossetti, l’un des lieux les plus vivants du Vieux‑Nice.

 

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