Dole, sous préfecture du Jura
Dole est la sous préfecture du département du Jura ; la ville est située à 223 mètres d’altitude en bordure du Doubs, elle appartient à la région du Bas-Jura, une des composantes de la vaste plaine de Saône.
Dole fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté, dont elle a été la capitale jusqu’en 1676. La ville se trouve à 50 km au sud-est de Dijon et 200 km au nord de Lyon.
Elle est, avec 23 770 habitants en 2018, la ville la plus peuplée du département dont elle est l’une des sous-préfectures. Ses habitants sont appelés les Dolois et les Doloises.
Le centre-ville de Dole est historique : la collégiale Notre Dame sur le haut de la vielle ville, et des rues pittoresques notamment bordée de canaux reliés au Doubs. La ville possède deux musées (dont un dédié à Louis Pasteur, natif de la ville) et deux anciens hôpitaux notamment.



La collégiale Notre Dame de Dole
Notre-Dame de Dole est l’église principale de la ville de Dole. Rattachée au diocèse de Saint-Claude, elle dessert la paroisse Notre-Dame, du secteur paroissial de Dole-ville. Elle est édifiée au XVIe siècle, dans un style hybride gothique-Renaissance, à l’emplacement d’une ancienne collégiale Notre-Dame dont elle hérite le nom et le statut jusqu’en 1790. De nos jours, elle continue, par tradition, d’être appelée « Collégiale », malgré son érection en basilique mineure, en 1951. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1910.
La construction est commencée le 9 février 1509, la première pierre est posée par l’archevêque de Besançon, Mgr Antoine de Vergy. L’édifice est consacrée en 1571, par Mgr Claude de La Baume, archevêque de Besançon.


La Sainte chapelle
La sainte chapelle est édifiée entre 1609 et 1612 pour recevoir les Hosties miraculeuses de Faverney. Ce sont les hosties liées à un miracle eucharistique, qui s’est produit les 26 et 27 mai 1608, soit le lendemain et le surlendemain de la Pentecôte, en l’église abbatiale de l’abbaye de Faverney, sise dans l’ancien comté de Bourgogne, aujourd’hui dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté. Pendant la nuit l’autel sur lequel le Saint Sacrement était exposé a pris feu. Malgré tout, l’ostensoir, contenant deux hosties consacrées la veille de la Pentecôte, est resté suspendu dans les airs durant 33 heures, avant de redescendre se poser, devant un millier de témoins, assistant à l’office.


La maison natale de Louis Pasteur
Louis Pasteur, né le 27 décembre 1822 à Dole et mort le 28 septembre 1895 à Marnes‑la‑Coquette, est l’une des figures majeures de la science française. Chimiste et physicien de formation, il s’impose très tôt comme un esprit méthodique et novateur, capable de relier l’observation expérimentale à des applications concrètes. Pionnier de la microbiologie, il bouleverse la compréhension du vivant en démontrant le rôle des micro‑organismes dans la fermentation, les maladies et la contamination, ouvrant ainsi la voie à l’hygiène moderne et à la médecine préventive. Sa notoriété devient immense de son vivant lorsqu’il met au point, en 1885, le vaccin contre la rage, un exploit scientifique et humain qui marque profondément l’opinion publique et consacre son statut de savant universellement reconnu. Issu d’un milieu modeste, Pasteur grandit dans une famille de tanneurs installée au bord du canal, dans la vieille ville de Dole ; cette maison, où il passe son enfance et où se forge sa curiosité pour les phénomènes naturels, est aujourd’hui devenue un musée consacré à sa vie et à ses découvertes, rappelant l’ascension exceptionnelle d’un enfant du peuple devenu l’un des plus grands chercheurs de son siècle.



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