Château de Chaumont sur Loire… où est ce?
Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois.
Perché au-dessus de la Loire, le château domine un petit village qui s’est développé à ses pieds, en contrebas des coteaux. Cette position en surplomb lui confère une présence très marquée dans le paysage, avec des vues dégagées sur le fleuve et les plaines environnantes. Depuis les abords du domaine, on perçoit immédiatement ce dialogue constant entre architecture et nature, caractéristique des grands sites ligériens.
Le vaste parc qui entoure le château constitue l’un de ses principaux attraits. Pensé comme un véritable espace de promenade, il alterne zones boisées, perspectives ouvertes et chemins sinueux qui invitent à la flânerie. Selon les saisons, la lumière et la végétation transforment profondément l’atmosphère du lieu, renforçant le caractère romantique du site. Ce parc prolonge l’expérience du château en l’inscrivant dans un environnement paysager soigneusement composé.
L’intérieur du château se visite aujourd’hui en grande partie, permettant de découvrir l’organisation des salons, des pièces de réception et des espaces privés. Le parcours offre une immersion dans l’histoire du lieu, où l’on perçoit encore les traces des différentes époques d’aménagement et de restauration. L’ensemble conserve une forte cohérence architecturale, tout en laissant apparaître les évolutions du goût et des usages.
Enfin, l’une des caractéristiques les plus remarquables du domaine est la présence d’une cour ouverte sur la Loire. Véritable balcon naturel, elle offre un point de vue exceptionnel sur le fleuve, ses méandres et ses paysages changeants. Ce belvédère donne au château une dimension presque suspendue entre ciel et eau, renforçant l’impression de surplomb et la relation privilégiée qu’il entretient avec la Loire.

Un château à l’histoire compliquée
Au Xéme siècle, Eudes, le comte de Blois, construit une forteresse pour protéger Blois des attaques du comte d’Anjou. En 1054, le château passe ainsi dans la famille d’Amboise pour cinq siècles.
Louis XI fait brûler et raser Chaumont en 1465 pour punir Pierre d’Amboise de s’être révolté contre le pouvoir royal lors de la « ligue du bien public ». Peu après, ses terres lui sont restituées. Celui-ci, puis son fils, Charles 1er, et son petit-fils, Charles II, reconstruisent le château de 1468 à 1510.

La rivalité entre Catherine de Médicis et Diane de Poitiers se joue ici aussi
Le 31 mars 1550, la reine Catherine de Médicis achète à la famille d’Amboise le château pour la somme de cent vingt mille livres.
À la fin de 1559, peu après le décès accidentel d’Henri II, Catherine de Médicis, qui possède le château depuis 1550, l’échange à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du défunt roi, contre celui de Chenonceau.
Au début du XVIII siècle le château est devenu une ferme, mais en 1834 des restaurations sont entreprises. Marie Say en devient propriétaire en 1875. Elle épouse peu après Amédée de Broglie (fils d’Albert de Broglie). Ils font aménager de luxueuses écuries et un parc paysager à l’anglaise.

Des écuries du XIXe siècle au château de Chaumont
L’édification, en 1877, de ces écuries somptueuses s’inscrit dans la grande campagne de modernisation et d’embellissement du domaine de Château de Chaumont-sur-Loire, alors propriété du prince Henri Amédée de Broglie et de son épouse Marie. Le projet est confié à l’architecte Paul-Ernest Sanson, figure reconnue de l’architecture aristocratique de la fin du XIXe siècle, également chargé de la restauration complète du château. Son intervention témoigne du goût de l’époque pour une mise en scène raffinée du patrimoine, où le confort, la fonctionnalité et l’apparat se conjuguent dans un même ensemble cohérent.
Pour ces écuries, Sanson adopte un langage architectural à la fois élégant et robuste, en privilégiant l’association de la brique et de la pierre. Ce choix n’est pas seulement esthétique : il permet de jouer sur les contrastes de couleurs et de textures, tout en affirmant une certaine modernité constructive. La brique apporte chaleur et rythme aux façades, tandis que la pierre souligne les encadrements, les chaînages et les éléments décoratifs, donnant à l’ensemble une impression de solidité noble.
L’ensemble s’inscrit dans une vision très maîtrisée du domaine seigneurial de la fin du XIXe siècle, où les dépendances ne sont plus de simples bâtiments utilitaires mais deviennent des éléments à part entière du décor aristocratique. Les écuries participent ainsi à la cohérence architecturale du site, prolongeant l’élégance du château et affirmant le statut prestigieux de ses propriétaires.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.