Lyon, la capitale des trois Gaules

Lyon - la colline de Fourvière

Lyon dans l’Antiquité

Lyon a été semble t-il habité dès la préhistoire. Néanmoins, la première ville, appelée Lugdunum, naît en 43 av. J.-C.  Lyon est la capitale de la Gaule romaine. En 27 av. J.-C., le général Agrippa, ministre du nouvel empereur Auguste, divise la Gaule en trois. Lugdunum est la capitale des « trois Gaules », elle est en effet le siège du pouvoir impérial pour les trois provinces gauloises crées.

Le nom initial de Lugudunum ne fait aucun doute car il est inscrit sur le tombeau de Plancus, le fondateur de la colonie en 43 avant JC. Son origine vient du celtique Lugu (dieu suprême de la mythologie celtique) et –dunon (forteresse, colline.

Plusieurs aspects font la force de la ville. Tout d’abord sa position au confluent du Rhône et de la Saône qui en fait un port fluvial sur l’axe nord-sud des échanges commerciaux. C’est aussi un nœud routier pour les voies romaines les plus importantes. Ensuite elle est à la croisée des trois Gaules.

Lyon - les arènes romaines

Lyon – les arènes romaines

La ville est aussi liée à l’essor du christianisme.  Les premières implantations du christianisme à Lyon nous sont connues par une lettre d’Eusèbe de Césarée. Elle permet de dater l’implantation du christianisme dans la ville au milieu du IIe siècle. Lyon est un lieu favorable à cette arrivée par sa situation centrale dans les courants d’échange européens, et la forte proportion d’étrangers circulant et s’établissant en ville. Durant les premiers temps (jusqu’au IIIe siècle), Lyon semble être la seule cité gauloise à disposer d’un évêque.

L’épisode le mieux connu de cette christianisation est celui des martyrs de 177. La lettre de Saint Irénée nous relate les martyrs de Saint Pothin, Sainte Blandine et de leurs compagnons.

Dès le IVe siècle que la ville ferme ses temples païens, et réorganise sa vie sociale autour de son évêque et du calendrier de l’Église.

Lyon - Hôtel Dieu

Lyon – Hôtel Dieu

Lyon du Moyen-Age à nos jours

Comparé à son rôle central dans l’antiquité, Lyon traverse le Moyen-Age et la Renaissance de façon beaucoup plus discrète. La ville passe par un déclin pendant le haut Moyen-Age pour recommencer à se développer vers l’an mil.

Plus près de nous, grâce aux compétences héritées de la soie, la ville entre dans la révolution industrielle avec l’industrie textile. Elle devient au XIXe siècle une importante ville industrielle, en grande partie grâce aux canuts.

Lyon

Lyon

Primatiale Saint-Jean

La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne (dite aussi, plus simplement, cathédrale Saint-Jean) est le siège épiscopal de l’archidiocèse de Lyon. Elle a rang de cathédrale et de primatiale : l’archevêque de Lyon a le titre de Primat des Gaules ; le titulaire depuis 2002 est Mgr Philippe Barbarin.

La primatiale est la cathédrale d’un évêque qui détient la primatie (en latin prima sedes episcoporum – premier siège des évêques). C’est la dignité d’un « primat », évêque qui possède une suprématie, au moins honorifique, sur tous les évêques et archevêques d’une région.

Ce titre de la cathédrale de Lyon vient bien sur de l’histoire de Lyon capitales des Trois Gaules. De nos jours on retrouve donc les traces de cette primauté de la cité romaine au confluent de la Saône et du Rhône.

La cathédrale est dédiée à saint Jean-Baptiste, cousin de Jésus, prophète et martyr. Toutefois, sa dédicace complète est « Saint-Jean-Baptiste-Saint-Étienne », car elle reprend la dédicace de l’église voisine (dont on peut voir les ruines sur la gauche de la cathédrale). Saint Étienne est l’un des sept premiers diacres. Il fut également martyr.

La Primatiale Saint Jean fut construite entre 1175 et 1480.

Primatiale Saint-Jean de Lyon

Primatiale Saint-Jean de Lyon

Primatiale Saint-Jean de Lyon

Primatiale Saint-Jean de Lyon

Lyon et la fête des lumières.

Lyon Lors de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1852 débute la coutume des lampions aux fenêtres. L’histoire de cette fête est intimement liée à l’histoire religieuse lyonnaise.

En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée.

L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques-uns prévoient même d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint. et la fête des lumières

Lyon - la colline de Fourvière

Lyon – la colline de Fourvière

Lyon - la colline de Fourvière

Lyon – la colline de Fourvière

 

Les traboules de Lyon

Les traboules sont des passages piétons à travers des cours d’immeuble qui permettent de se rendre d’une rue à une autre. Les plus connues sont bien sûr à Lyon. Certaines sont indiquées, mais souvent il faut un connaisseur pour savoir où entrer.

Les traboules de Lyon

Les traboules de Lyon

Lyon, toujours au centre de la France

Lyon reste de nos jours un carrefour de communication au milieu de la France. L’axe autoroutier ou ferré nord sud passe par Lyon… Que vous alliez de Nice à Paris, d’Espagne en Allemagne, de Belgique sur la Côte d’Azur…. vous verrez la capitale des Trois Gaules!

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